
Il y a plusieurs mois, un homme avait pris rendez-vous. Il l’a annulé une première fois, puis une deuxième, toujours pour la même raison : un imprévu avec son fils, qu’il accompagne au quotidien, en situation de handicap. Fatigué de devoir sans cesse annuler, il a fini par ne plus reprendre de rendez-vous du tout.
Je repense souvent à lui. Ce n’était pas un manque de volonté de sa part. Quand quelqu’un qu’on aime prend autant de place dans le quotidien, il arrive qu’on finisse par s’oublier soi-même, sans même s’en apercevoir — jusqu’à ne plus trouver la place de prendre soin de soi, même une heure, même une fois.
Cette situation, je la retrouve sous des formes différentes chez d’autres personnes qui accompagnent un parent âgé, un conjoint malade, un enfant en situation de handicap. Des aidants familiaux, comme on dit — même si beaucoup d’entre eux n’utilisent jamais ce mot pour se décrire.
Être aidant : une charge qui s’installe en silence
On ne devient pas aidant du jour au lendemain, du moins pas dans sa tête. Cela commence par un coup de main, une visite hebdomadaire, un rendez-vous médical à accompagner. Puis les tâches s’ajoutent les unes aux autres, sans qu’aucune limite claire ne vienne dire : « ça, ce n’est plus à moi de le faire. »
La charge mentale grandit en silence. On continue de travailler, de s’occuper de sa propre famille, et on range son propre besoin de repos tout en bas de la liste. Beaucoup d’aidants me disent la même chose : ils n’ont pas le sentiment d’avoir le droit de se plaindre, puisque ce n’est pas eux qui sont malades.
Le corps de l’aidant, souvent le grand oublié
Pourtant, le corps encaisse. Des épaules et un dos tendus par les gestes répétés d’aide au lever ou au transfert, un sommeil fragmenté par l’inquiétude, une fatigue qui ne se résorbe plus avec une bonne nuit de sommeil. Le corps de l’aidant devient rarement une priorité, alors même qu’il est le premier outil de cet accompagnement au quotidien.
C’est souvent seulement lorsque le corps commence à protester — douleurs, tensions, épuisement — que l’aidant accepte enfin de s’occuper de lui-même, un peu.
Ce qu’une séance de massage bien-être peut apporter — et ce qu’elle ne remplace pas
Une séance de massage californien, de shiatsu assis ou de réflexologie plantaire ne résout pas la situation qui pèse sur un aidant. Elle ne réduit ni les rendez-vous médicaux, ni la charge administrative, ni l’inquiétude pour un proche. En revanche, elle offre un espace où, pendant trente minutes ou une heure, le corps peut relâcher ce qu’il retient depuis des semaines.
C’est une parenthèse physique, pas une solution miracle. Si l’épuisement s’installe durablement, ou si la détresse psychologique est présente, un accompagnement médical ou psychologique reste indispensable — le massage bien-être vient en complément, jamais à la place.
Une parenthèse pensée pour vous, pas pour la performance
Il n’y a rien à réussir dans une séance de massage. Pas d’objectif à atteindre, pas de « aller mieux » attendu à la sortie. Juste un moment où, pour une fois, on ne s’occupe de personne d’autre que soi.
Certains aidants arrivent avec l’idée qu’ils devraient « en profiter » pleinement, se sentir immédiatement apaisés. Ce n’est pas une obligation. Le simple fait de s’accorder ce temps, sans culpabilité, est déjà un pas.
Offrir un massage à un aidant : un geste juste
On ne sait pas toujours comment aider quelqu’un qui accompagne un proche malade. Un bon cadeau massage est une façon simple et concrète de lui dire qu’on pense à lui, sans lui demander de faire une démarche supplémentaire, ni de trouver du temps pour l’organiser lui-même.
Questions fréquentes
Le massage bien-être est-il adapté aux aidants familiaux ?
Oui. Les séances proposées (massage californien, shiatsu assis, réflexologie plantaire) sont adaptées à des personnes fatiguées ou tendues, sans contre-indication particulière liée au statut d’aidant. Chaque séance est ajustée à l’état du moment de la personne.
Combien de temps dure une séance pour un aidant fatigué ?
Les formats les plus demandés sont les séances de 30 minutes, 1 heure ou 1 heure et demi, en cabinet à Talensac. Une courte séance suffit déjà à relâcher les tensions accumulées et à sortir, ne serait-ce qu’un instant, du rôle d’aidant.
Combien coûte un massage ?
Le tarif varie selon la durée de la séance :
- Massage shiatsu assis : 30 € les 30 minutes
- Massage californien, ayurvédique ou réflexologie plantaire : 60 € l’heure
- Massage californien ou ayurvédique : 90 € les 1h30
| Durée | Tarif plein | Tarif adapté* |
|---|---|---|
| 30 min | 30 € | — |
| 1h | 60 € | 50 € |
| 1h30 | 90 € | 80 € |
*Vous traversez une période financière difficile ? Un tarif adapté peut vous être proposé — un geste commercial basé sur la confiance, sans justificatif à fournir.
Le massage peut-il remplacer un suivi psychologique ou médical ?
Non. Le massage bien-être est un soin de détente et de relâchement corporel, pas un traitement médical ni un accompagnement psychologique. Si l’épuisement de l’aidant s’installe durablement, un accompagnement par un professionnel de santé reste indispensable, en complément.
Peut-on offrir une séance de massage à un proche aidant ?
Oui, tout à fait, sous forme de bon cadeau. C’est une façon concrète de dire à un aidant qu’on pense à lui, sans avoir à trouver les mots, et sans lui ajouter une démarche supplémentaire à organiser.
Tarifs, paiement, réservation et annulation
Les séances de massage bien-être ont lieu au cabinet, 1 La Haute Touche, 35160 Talensac, avec possibilité de déplacement à domicile dans certains cas.
Merci d’arriver 10 minutes avant l’heure de votre rendez-vous, afin que la séance démarre pile à l’heure prévue.
Paiement possible par carte bancaire au cabinet, espèces, chèque ou virement. Bons cadeaux, forfaits et carte de fidélité sont disponibles — conditions détaillées dans les articles 7, 8 et 9 des CGV.
Réservation en ligne via le lien de réservation du site. En cas d’empêchement, merci de prévenir au plus tôt afin de libérer le créneau pour une autre personne.
Contact : Anna Le Blaye contact@lesmainssurlecoeur.fr — 06 84 43 96 66.
